jeudi 25 août 2016

Max Jury



Un bail que je cherchais une raison au silence de Badly Drawn Boy. C'est en découvrant Max Jury de l'Iowa que la question est revenu.
Un petit blanc bec tout pertinent et tout fleurissant qui sur le chemin quotidien peut aspirer avec juste une mélodie, le jus noir humain que nos congénères invisibles laissent baver sur le bitume. 


Il n'est pas interdit de se décorer d'un sourire sur « Beg & craw » en regardant cette fille à bicyclette qui passe comme si de rien n'était, ou ne fut, alors que dans ses sillons fleurissent des phrases muettes avec des envies de bouches. Un air et hop, le retour à l'adolescence, celui qui colle à la peau du cou de teenager qui sommeille.
Je m’arrête dans l'ombre épaisse d'un marronnier impatient de lâcher ses bogues et repasse en boucle cette ode à la légèreté estivale, finalement pas aussi gaie que le mercure qui s'affole. 


J'ai retrouvé Badly Drawn Boy sans bonnet, en plus jeune en fringues amerloques gospels("Princess"), avec les mêmes idées de pop tueuse et sincère. Même sont petit côté Robbie Williams que je vois plus comme un Elton jeune, ne me dérange pas plus que ça .


Max Jury 2016 « Max Jury » label : marathon artists

lundi 22 août 2016

Chris Robinson Brotherhood 2016




Des cendres du Black Crowes ont jailli des pépites seventies, je gratte, fouine et suis la poussière. Dans la famille Robinson, je demande le frère, Chris.

Son autre groupe CRB avec quelques nouveaux membres vient de sortir un album aux remugles CSN et ceux d'une autre fratrie, celle des Doobie. Le son southern prend des allures de funky boogie, ça groove et ça sent la côte Ouest.. « Narcissus soaking wet » introduit « Anyway you love, We know how you feet » et ouvre les pistes infinies sur un hymne routard heureux à danser sans cesse vers le soleil couchant.

 
L'arborescence éclatée d'un groupe formé il y a 25 ans n'en finit pas de fleurir... brother.


Chris Robinson Brotherhood 2016 « Any you love, we know how you feel »
label : silver arrow

vendredi 19 août 2016

Rich Robinson 2016




Je me suis huilé dans l'ombre, histoire de me rafraîchir les fringues. J'ai l'air d'un chacal que la pomme effraye, la douche attendra. Pourtant c'est pas les degrés qui devraient faire fuir le jet. De toute façon le jour se lève et une combinaison de guitare basse dégueulasses me souffle à l'oreille des idées de flemmarde crépusculaire. Ce soleil là n'a aucune réponse, à force de me vautrer sous ses persiennes, j'ai fini par me le mettre en mode poussière répétitive, comme ces grains de conifères que j'aspire à grand poumon. Au Cedrus du grand cèdre remarquable, j'ai toujours cédé.

« Wich way your wind blow » dans le fagot, juste histoire de prévoir quelques branches sèches pour chauffer l'hiver à deux pas d'ici.
En attendant, je bous sous ce plomb humide tiédeux, impossible de me rafraîchir. Mon collier de poils me démange, ma chemise neuve jamais lavée schlingue à des lopins d'ici comme ma vieille pelure imprégnée d'adoucissant qui ne tient pas ses promesses.
Dans mes oreilles résonne un Robinson riche des 70's comme j'aime, et je somnole, j'hibernatusse mon écoute dans le flou le plus total. Mais y'a quand même une vieille odeur qui persiste .. là, derrière le sapin. 

Je flotte, je tangue, la poussière jaune de conifère sur les sinus. Le chèvrefeuille étrangle mon lilas, manquerait plus que le houblon remplace mes burlats.


Rich Robinson 2016 « Flux » label : circal sound records/ Eagle records

samedi 13 août 2016

Anders Osborne 2016



Un disque avec un corps de rêve, des pecs de cinglé enveloppés par une peau satinée, du mollet, des hanches, du poil et un appentis pour rouler des épaules le galbe ravageur.

Jam, Riff, reins protéinés, de la sueur des chevaux fous, l'échine trempé, les cervicales bétonnées, l'américana du suédois défonce outrageusement. La gorge est puissante, la chaleur comme un Xavier Rudd, la rotule langoureuse et le fessier en acier à la Black Keys. Anders Osborne, c'est la rudesse de la colonne et le moelleux du galbe, mouillé, enfumé, blanc comme un cul bronzé, romantique et bandant..ne vous fiez pas à la pochette, ce disque est une vraie salouppe.

« Old Counry »..en boucle, volume au maximum, comme une obsession salope.

Anders Osborne 2016 « Flower Box » label : back on Dumaine records


dimanche 7 août 2016

The Doors 68




Les USA tenaient enfin LEUR groupe, 1968 et l'Angleterre de l'autre côté explosait son répertoire. Un troisième disque pour les Doors, la confirmation fait son chemin.
Paul Ferrara s'est accroupi sur le toit de sa voiture pour le cliché gardé en cover de « Waiting for the sun ». On pourrait croire à une quelconque bordure d'une route, un talus anodin, une halte à la va-vite histoire de boucler une séance photo pour un album qui ne sera pas celui qu'on montrera en premier dans la discographie des Doors. Pourtant que « Love Street » est belle. 


Il suffira que le photographe se lève pour découvrir en arrière plan, toute la profondeur des environs du Laurel Canyon. Les USA tenait là aussi un de leur endroit mythique culturel et musical. La liste des artistes qui ont fait l’histoire de la musique outre-atlantique dans ce creux aride est illimitée, de Neil Young à Zappa, de Jonathan Wilson au Red Hot, de Joni Mitchell à Dusty Sprinfield......John Mayall.

Enfouie derrière les quatre membres qui écrivent leur mythe à grande vitesse, toute une vallée se dévoile, la zone urbaine de Los Angeles et San Fernando Vallez. John Desmore habite dans un garage sur Utica Drive et Paul Rothchild le boss d'Elektra et le producteur des 5 premiers albums des Doors crèche un peu plus bas, sur Ridpath Drive. Le soleil est trouvé, il est là, au creux de cette sécheresse encastrée, sur la cime d'un endroit du monde fécond, Morrison dévoile un visage livide, habité, c'est leur séjour dans la côté Ouest des USA. Music made in L.A.

Les endroits, les contextes, Liverpool, Detroit, le château d'Hérouville, Laurel Canyon... des épicentres d'où jaillissent la musique et l'histoire des disques.



The Doors 1968 « Waiting for the Sun » label : elektra





mercredi 6 juillet 2016

Paul McCartney 2016










Le rendez-vous était pris, le 10 juin, coup d'envoi, le sifflet au taquet dans un stade bondé. L'arène des gazons ras, un terrain facile pour lui. Il en a connu des stades depuis le fameux Shea Stadium.

 
Le 10 juin j'étais là pour la sortie de « Pure », comme un gamin, être le premier pour chiper l'objet, pil poil à l'ouverture de Darty & Co.
Fier comme un poux, je suis allé zigzaguer parmi le rayonnage terne de ma grande surface culturelle, le jour même de la livraison du coffret.
Facile à trouver, facile aussi de errer dans ces rayons dévidés, seulement après, il fallait ressortir du gourbis, et là, c'est pas la même salade. Comment s'extraire de ce merdier fnaqueux !!! j'vais quand même pas appeler mes parents ..le p'tit charlu est attendu à la caisse numéro 4..dépéchez-vous..l'a pas l'air bien.


 
J'ai donc suivi les issues, j'ai regardé la foule à la recherche du dernier Mika puis j'ai trouvé les bandes bleues qui guident en trois zigzags désorientés vers les caisses, l'issue fatale. Pupitre 4 je me suis arrimé sans sac, sans carte de fidélité, sans envie aucune sauf celle de garder mon objet à moi que si on me le pique j'envoie les bourre-pifs. Qu'est ce que je fout dans ce mouroir. Ah ouaih, c'est pour Paulo.
Mon code postale ?? mais nan je veux pas un sac Lapin Crétin... ma carte ?? j'en ai pas... laissez moi sortir.... j'ai pas pris la bonne caisse ?? pourtant la voix off m'a guidée, c'était la 7 ??.. je sais que la 1 faut la carte « one ».. nan j'ai déjà un sac.....je la veux pas la carte, suis là juste pour une seule fois.. 10 euros pour 3 ans ?? 3 ans !!?? 3 ans à revenir ici de son plein gré???!!
j'ai suivi les bandes bleues comme on m'a dit, j'en ai même le tourni, j'ai tout vu, des piles, des Musso, des Levy, des « Mon voisin est un connard », ou « Ma belle mère une truie violette »... des portes clés en forme de surf avec les initiales BB dessus, des jeux carambar pour l'apéro, un crayon « les mignons », une triple compile Sinatra que c'est même pas Noël, le dernier Pagny, Pancol, Pignol, y'a aussi un bouquin pour élever ton gosse, "L'informatique pour les nuls"et des recharges cafetières sans nanoparticule dedans, deux volumes sur « comment gérer ton ado » juste à côté des DVD "Termnator"... et ça c'est après deux virages seulement le long des promontoir-pailles.. le dernier, il faut juste attendre qu'on t'appelle, juste le temps de regarder ce qu'ils ont dans les mains, les caprinés d'avant et ceux d'après qui passent au pupitre numéroté. Zigzag dans cette prairie d'acariens de moquette acariâtre. La prochaine fois je viens avec un GPS...ah merde ils en vendent aussi.


 

Rien à battre, dans les paluches, j'ai le dernier Paulo... une compile certes, mais le dernier Paulo. Jamais une pochette comme celle-ci. Bubar Paul en clair-obscur qui observe, la période la plus existante de l’histoire... celle que tout le monde décortique comme une finale de coupe du monde perdue, the compile 4 CD sans inédit aucun, mais peu importe, j'ai ramé, j'ai fait le parcours et suivi les bandes bleues tendues en zigzaguant pour arriver devant le guichet sans sac, sans carte, sans code postal, ni la taille de mon slip, juste j'ai franchi le chemin des agneaux avec ses 5 virages de vide grenier culturel, épié par cette chenille derrière moi qui matent le truc que j'ai dans les mains eux aussi.
Y'a des gens cheloux qui me suivent, ils achètent ce que personne ne veut, oups, ce que tout le monde achète, mon tricot de laine me rassure, y'a même pas un bouquin sur le tajine tellement ils sont mijotés ces visiteurs fidélisés.



J'ai payé, j'ai l'objet, je me faufile, j'ai presque pas dit non à toutes les questions de la caissière hyper gentille aux yeux vitreux... elle n'a même pas eu un rictus labiale quand j'ai posé cette objet sur son tapis démagnétiseur !! cette pochette magnifique.
Je suis sorti de cette grande surface fouillé pour la 3ème fois, sans qu'on me dise... « eh man... moi aussi j'adore Paulo Guy... » Yo... rien à battre, j'ai mon parcours combattu, j'ai lâché de la caillasse à la fnac juste parce que dans mes paluches sans sac j'ai la quadruple compile de Paul McCartney 2016 et que lâcher de la fraîche là, c'est un combat, une faiblesse, une douleur. Et là, tout craneux, comme un gamin, j'ai même pas mal.


67 morceaux, rien de neufs, juste le fait que des morceaux de « Wild Life », « Press to Play » ou « London Town » sont enfin dans une compilation, 4 CD mérités, un superbe objet à faire stopper un blog, un bouclage. Il fallait bien un tour à la fnac pour rentrer vidé en guerrier, se poser pour déguster le son de « Pure ».


Paul McCartney 2016 « Pure » label : mpl


jeudi 30 juin 2016

Barbara Keith / Rita Coolidge / Nicolette Larson






Retour au triptyque histoire d'oublier ce flot de nouveautés du premier semestre. Une envie d'être chouchouté, dorloté, amadoué, une envie de sépia et de son ancien, dès la première note chantée je fond.
Des disques du cru, des rééditions voir des éditions pour des albums rares jamais numérisés auparavant (?). Je m'installe dans l'histoire enfouie, la précieuse musique made in USA d'époque, une envie de me balader dans le temps avec à mes bras Nicolette, Rita et Barbara.
 

Barbara Keith, 1973, la folkeuse avec une énième reprise de « All Along the Watchtower » gravite au Greenwich Village et passe direct chez Warner pour une carrière très éphémère...

Rita Coolidge, rockeuse de Nashville compositrice, chanteuse, Kristofferson et la major A&M....

Nicolette Larson du Montana gravite autour de Neil Young avec sa reprise « Lotta Love ».. Warner aussi..
 

Je suis comme un âne en pâte , une trilogie délicieuse pour une après midi de soleil mouillé d'un mois de juin à l'agonie, avec des vieux disques couleur chair.

Barbara Keith 1973 « All Along the Watchtower » label : warner
Rita Coolidge 1972 « The Lady's not for Sale » label : A&M
Nicolette Larson 1979 « In the Nick of Time » label : Warner

mardi 28 juin 2016

Robin Trower 2016





Whouuuaaaahhhhlala la la... bim dans les doigts.. Je vous ai déjà parlé du meilleur album blues rock de l'année ?? pas eu le temps pour Tony Joe White, complètement oublié Jeff Healey et pourtant, Bonamassa c'est fait, Anders Rosell ah ouaih pourquoi pas, The Temperance Movement..énorme.. peut être le deuxième, Dylan Wickens ah celui là aussi... plus tard...

 
Le vieux briscard de Trotro est de retour une nouvelle fois avec un son et des morceaux impeccablement imparables. Je suis toujours épaté de découvrir après des décennies séculaires, ou des siècles intemporels, qu'il est encore possible de sortir des gros disques de blues qui interpellent la couenne et ravage le saloon... jusqu'à la dernière note.. « Delusion sweet delusion »... TROWERPOWER ….

Je vous ai déjà parlé du meilleur album blues rock 2016 ??


Robin Trower 2016 « Where you are going to » label : V-12


lundi 27 juin 2016

The Kills 2016



 
 
Le meilleurs albums rock 2016


The Kills 2016 « Ash & Ice » label : domino

jeudi 23 juin 2016

Rival Sons 2016




Encore le meilleur album rock de plus cette année.

Cinglant, clair, limpide et rugueux, du rock dans la plus grande maîtrise sans nous ravager les esgourdes comme tant de groupes un peu partout là juste à côté. Ici nan, un son blues-biceps superbement produit, même la puissance du coffre du chanteur est calée juste là où il faut (imaginez un Bono qui aurait trouvé la puissance de Bellamy avec un bon groupe chantant un blues rock brûlant et ravageur..). C'est pas des peigne-culs les Rival Sons, pas la peine d'attendre une réformation des White Strippes, ou un nouvel album des Black Keys, « Hollow Bones » est là, tremblant de puissance sur nos étagères fébriles.
« Fade out » plus un poil de sec, « Thundering voice » intro LedZep.….

Combien de meilleurs albums rock de l'année j'ai dit déjà ?? et en plus je radote … ah oui, j'oubliais.. pochette inadéquate super belle.


Rival Sons 2016 « Hollow Bones » label : earache
 

mardi 21 juin 2016

Swans 2016

 Bruit d'images

 

Au commencement il y eut le pied.

Ensuite l'anus. Le ventre. Et les dents.

Et le reste de ce qui s'est écroulé.



Et j'ai peur que ça arrive encore : Que la lumière baisse à l’extrême, comme avec un dimmer, quand tu vas au plus bas. Cette sorte de picotement de l'espace vide qui groove de caquètements tristes en caquètements fluorescents.



Ta face d'enterrement quand ça arrive. Tes gestes de guenon qui a perdu ses petits.

Ton sourire mort sans rire.



Me rendre dans l'espace en empruntant un corridor d'asphalte.
Trouver une ampoule à cinq ou dix watts.



Boire assez d'eau pour survivre.


Swans 2016 « The Glowing Man » label : young gods records
 
 

 



  
 http://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/2014/06/swans-2014.html
http://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/2012/09/swans-2012.html
http://leschroniquesdecharlu.blogspot.fr/2012/06/swans.html



 

samedi 18 juin 2016

The I Don't Cares



Une petite séance de zinc virtuel avec un pote cinglé de bonne zic rock, et je repars avec un disque rock sublime comme tombé de nulle part. Pas de campagne marketing autour de The I Don't Cares, le nom lui même ne guide vers aucune renommée. « Wild Stab », c'est pourtant Paul Westerberg et Juliana Hatfield.
Là comme ça, je me dit que si les Stones étaient restés potables, ça ressemblerait à ça, avec des airs de Tom Petty, les poils, la calvitie et le bide de Frank Black.


Y'a un paquet de groupes bicéphales qui jouent sous les lumières … celui là dans la discrétion la plus totale envoie sec et direct. Suis branché vieille branche ces derniers jours.. Willie Nile, Peter Wolf (un autre tuyau du Gillou des vagues), et puis ce Westerberg/Hatfield enfoui qui,sous sa pochette naïve, vient resplendir ma platine.

Comment dire, c'est sans fioriture, brut, quasi live, ça envoie, c'est jouissif et bandant. C'est un groupe quoi, pour un seul disque, un nom de groupe sans indice aucun, c'est un grand disque de rock que jager & co peut pleurer sa misère. Un brulot fulgurant qui pulse sans pause, du gimgembre pour les lombaires, de la taurine pour le slip, The I Don't Cares.

The I Don't Cares 2016 « Wild Cares » label : dry wood

lundi 13 juin 2016

Sturgill Simpson




Je commençais à désespérer de la pauvreté des nouveautés, ou plutôt de m'arrêter quelques écoutes appuyées sur l'une d'entre elles.
Elle tombe comme ça, juste un poil intrigué par la pochette, septique à force de ne plus y croire, via une importation Gibert inespérée. Quelle nouveauté, une véritable épopée musicale flottant sur du folk-soul quand la tempête semble être un apaisement en clair-obscur.
 

De prime abord, j'imaginais du progressif, du concept, et j'entends du Van Morisson chantant de la country avec orchestre et violons. C'est une rêverie chaloupée, une coque fantastique passant tous les caps pour aller rejoindre de nuit les mers chaudes. Impossible qu'un tel vaisseau puisse un jour faire naufrage.
 

Je découvre John Sturgill Simpson au fil de la première écoute.. Atlantic records, Kentucky, 3ème album... « A Sailor's guide to Earth » nouveauté magnifique.

Sturgill Simpson « A Sailor's Guide to Earth » label : Atlantic

jeudi 9 juin 2016

Santana 2016




S'il n'y avait pas toutes cette brume matinale et cette rosée généreuse, on pourrait ne pas croire à ses semaines de pluies.
Peu importe, il est 13h, tout semble sec, le soleil tape dur et nous cuit le jus. Comme un astre de plomb qui tombe d'un seul coup, la musique s'empare du bouton de volume et pulse dans le rouge. Je suis tombé sur une nouveauté vraiment bombasse. L'intemporalité du son, du jeu, l'envie de jouer en groupe comme il faut, bien fort, bien comme on aime, « IV » fait mouche.
 

Des petits jeunots, Gregg, Neal, David, Michael, et Carlos qui donne son nom au groupe Santana. Quatrième album donc, aussi bon que les trois premiers. Il est fort à parier que ces petits là ne vont pas se contenter de 4 opus, et que plus tard Santana fera inévitablement parti du paysage historique musical. Quatre disques, c'est peu, et pourtant un monde artistique cohérent bout derrière cette gratte en feu.
 
Le soleil est revenu, la chaleur aussi, viva Santana.

 

Santana 2016 « IV » label : santana IV records





mardi 7 juin 2016

Joe Bonamassa 2016




Absolument rien d'autre que ça en boucle, un volume suffoquant, en intraveineuse, en pilule d'extase énergie, encapsulé à s'en ravager les oreilles, le crane en bogue, la queue en vibrion, pour avancer sans y penser, comme un bélier.

Joe Bonamassa 2016 « Blues of desperation » label : J&R Adventures

mercredi 1 juin 2016

Blue States / Shack / Trashcan Sinatras / Cane 141 .. Magic! 2000

 
 

 
 
 

 



Trop de gris, trop vulnérable devant ce ciel qui nous tombe sur la tète, ce quotidien monochrome. Pourtant je serais bien resté là, à regarder la couleur des choses.
Qu'à cela ne tienne, je vais pleurer ma peine et comme il n'est pas envisageable de foutre un pieds dehors, je vais fouiller ses étagères, oublier le goût des collines et m'apitoyer.
 

Merde, je m'en remets pas du clash Magic. Je suis là à faire mon bilan des influences.. j'en sors des tonnes, une pile de disques. Va falloir que je retrouve le mensuel qui corresponde. Et puis les chansons tombent, avec leurs enveloppes, un album, mais surtout une chanson par album, quelque chose qui envoie planer ou qui cale sur une idée parfaite de la pop moderne.

 
J'ai beaucoup aimé ces trois albums découverts grâce aux pages du mensuel, des groupes presque éphémères, sauf peut être les Trashcan qui œuvrent encore, ou Shack et l'arborescence The Pale Fountains. Des labels aussi. D'ailleurs je vous laisse avec les mots de Magic ..

 
Ma préférée, « Across the wire » des Blue States, juste un poil derrière "Soldier man" de Shack.. quels morceaux, quelle basse bien gaulée, quelle pop planante simplement moderne.


Blue States 2004 « The Soundings » label : memphis indistries
Shack 2003 « ...Here's Tom with the Weather » label : north country
Cane 141 2001 « Garden Tiger Moth » label : secret recording
Trashcan Sinatras 2004 « Weightlifting » label : spinart




dimanche 29 mai 2016

Charlélie Couture 2016



On peut faire d'un vélo une fusée, d'un kayak un avion, un hamac un auto-propulseur fulgurant intergalactique.. j'ose pas imaginer la balançoire. Quelques arpents en guise de périple, des petits pas pour un homme un monde à explorer, une berge duveteuse, une colline rêveuse, un flan gras, pourvu qu'il y ait de l'herbe. Le tour de mon village en 80 minutes.
Partir très loin, à quelques kilomètres à peine d'ici, se laisser guider par un ruisseau en géostationnaire, dans une coque flottante comme dans un avion. Il n'y a pas de distance, que des échelles.
J'écoute le dernier Couture et je suis chez moi en Louisiane. Finalement le Mississippi n'est qu'un petit ruisseau.

 

J'avais beaucoup aimé le retour de Charlelie via Biolay, la nouvelle fraîcheur exotique de l'artiste nancéien sent le crocodile à plein nez, je vais chercher mes boots et me refoutre dans mon hamac. Y'a un zinc sur la pochette de « Lafayette », je me laisse voyager avec des ailes imaginaires dans mon cockpit de cordes tendues. L'aime bien moi le Charlélie, allez.. « (On va) déconner ».. oups, on va décoller...ou pas.
La musique n'a pas de frontière, Cajun, Acadie, acadiens..... Nancy.... la Louisiane.


Charlélie Couture 2016 "Lafayette" label : mercury

jeudi 26 mai 2016

Joana Serrat




Une petite envie de pas ici, se raccorder à un folk looser, des ballades outsider d'un bout de littoral arboré, Marissa Nadler sur l'écorce « Saskatoon », Joanna Newsom dans le regard, Anna Terhneim dans l'âme, et même si ça frôle la pop Texas quelquefois « Tug of war », il est question de ne pas être ici pour quelques instants à se demander même si on y était vraiment un jour.

Ma grande découverte en ces jours de fraîche grisaille, c'est Joana Serrat, des airs légers de la Catalogne. La pochette de « Cross the Verse » est une fenêtre sur nos dernières matinées, notre printemps à une gueule d'automne à s'y perdre.

Tout tend à partir ailleurs, un petit bijou pour se laisser dériver.


Joana Serrat 2016 « Cross the Verse » label : loose music